La République Démocratique du Congo sombre peu à peu vers la déchéance, sans personne pour sauver ce qui reste d’elle. Du moins, c’est ce qu’affirme l’écrivain, philosophe et juriste congolais, Guillaume Manjolo. Il propose, pour cela, la lecture et rien que la lecture.

Selon lui, c’est le seul remède que les congolais doivent s’approprier pour tenter de sortir le pays du bourbier dans lequel il se trouve actuellement. C’était l’essentiel de son adresse, principalement à l’endroit des jeunes, au cours d’une conférence tenue le samedi 16 Juin dernier, dans la salle doctorale de l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC), autour du thème «La révolte métaphysique d’un jeune congolais» qui n’est rien d’autre qu’un de ses ouvrages. Il rappelle à l’intérieur que l’émergence de notre pays est liée au fait que la jeunesse doit se prendre en charge.

Au cours de cette conférence organisée par Génération Future du Congo (GFC) qui est une structure œuvrant pour l’éveil de conscience de la jeunesse congolaise, les étudiants, chercheurs et plusieurs membres des corps académique et scientifique de l’IFASIC, ont trouvé l’importance aussi capitale que vitale d’aller vers les fondements de la raison. Au fait, l’objectif est de conscientiser la classe montante à se nourrir de la lecture plutôt que des futilités qui l’entourent au quotidien pour espérer changer les choses dans ce pays dont la véritable histoire a toujours été modifiée au détriment des congolais eux-mêmes, selon l’auteur.

Guillaume Manjolo rappelle que la RD. Congo est un pays à multiples richesses et talents, mais qui ne valent rien sans une révolte intellectuelle initiée à l’unisson. Très souvent, les informations avérées de l’histoire de ce pays sont ignorées des congolais tout simplement parce que personne n’en parle. A titre d’exemple, les premières formules mathématiques, témoigne l’auteur, ont été observées au Congo 200 ans avant Jésus-Christ, à Ishango. C’est une nation qu’il qualifie du commencement et de la fin.
Mais actuellement, ‘’la situation est déplorable. On constate que c’est le pays le plus pauvre au monde puisque les jeunes ne font pas leur travail. La jeunesse congolaise est une jeunesse qui ne sait pas comment se prendre en charge au point de se sacrifier pour ce pays‘’, a-t-il fait mention.

Eveil
Cette prise en charge, selon lui, passe par la lecture de tous les jours qu’il qualifie comme étant le premier élément sur lequel l’émergence de chaque pays est assise dans cet extrait : «L’émergence est proportionnelle au nombre de livres que l’enfant congolais aura lu dans sa vie. Mais aussi le fait que nous devons avoir nécessairement le pouvoir d’agir et de revendiquer sur des choses qui sont entièrement raisonnables».
Parlant du problème de notre pays, il souligne que la République Démocratique du Congo est une nation qui a connu beaucoup de problèmes depuis son existence. A l’époque de Léopold II, le génocide a entrainé plus de 12 millions de morts sous la colonisation Belge entre 1885 et 1960, avec le caoutchouc rouge. C’est le massacre le plus important mais qui en parle ?, s’interroge Guillaume Manjolo. ‘’On doit largement en parler actuellement puisque c’est le plus grand génocide à travers le monde. Mais, nos politiciens s’attardent à chercher comment conquérir le pouvoir, le maintenir et le garder le plus longtemps possible…‘’.

Pour rappel, Guillaume Manjolo est en même temps écrivain et juriste de formation. Il a écrit plusieurs ouvrages qui sont sur le marché et il en produira encore davantage dans les jours à venir.

Théophile Mangunzi

 

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