Écrire l’Histoire du Congo ? Non. L’inventer. La réinventer. Le Récit. Nos Drames, nos Rêves, nos Braves, nos lâchetés, nos batailles, nos triomphes, nos reculs, nos massacres, nos petitesses, nos héros, nos terreaux, nos catastrophes, nos peurs, nos génies, nos bêtises, nos réussites, nos hémorragies,

nos fractures, nos ciments, nos errements, notre CONGO. Et toi en très bonne place, quelque part dans ta verte humanité, avec tes faiblesses et tes beautés sublimes. Etienne. Je suis aussi ton fils. Depuis si loin, je suis ton fil. Deux ans après, je n’ai plus de tristesse. J’ai de l’émoi, et de la sagesse, à relire ta vie, j’ai vu ton humble humanité et ton orgueilleuse singularité. Ta vie en forme de gribouillages. Tu te souviens ? Cette sublime rature sur le texte de ta prestation de serment. Tu n’as pas gagné le pouvoir, mais tu as gagné de pouvoir partir la tête haute. Ta vie diserte disserte mieux que des faibles mots. Un jour, j’écrirai. Je conterai ton histoire. Qui est un peu, beaucoup celle du Congo. Entre destin promis à la gloire et rendez-vous manqués. Mais avec l’histoire, rien n’est vraiment manqué. Rien. Les pas et leurs traces qu’efface le temps, laissent des empreintes dans la Mémoire. La Mémoire de ce CONGO qui vacille, à l’heure de te porter sous terre. Adieu Vieux Père. Tu n’entres pas dans l’histoire, tu l’as magnifiquement raturée.

 

Tata N’longi Biatitudes

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