Il a désormais 50 ans d’âge sur cette terre des hommes. Il a célébré avec faste son jubilé d’or dans la salle des conférences de la paroisse Sacré-Cœur de la Gombe, à Kinshasa. Il, c’est Me Willy Wenga Ilombe qui a voulu immortalisé son jubilé d’or, en publiant un livre intitulé «Yatima, souffrir pour survivre». Cet ouvrage a été porté sur les fonts baptismaux par le Premier Président de la Cour de Cassation, Jérôme Kitoko Kimpele au cours d’une cérémonie festive qui a eu lieu le samedi 16 mars dernier.

  Yatima, Orphelin en français, est une sorte d’autobiographie qui comprend 127 pages. Il contient 13 chapitres, subdivisé en « Acte ». Par cet ouvrage, l’Auteur, Me Willy Wenga Ilombe veut non seulement rendre grâce à Dieu qui l’a sorti du bourbier, mais aussi, par des témoignages et gratitudes, encourager et réconforter ceux qui, aujourd’hui, comme lui hier, traversent des situations de désespoir et qui, hantés par le démon de l’abandon, pourraient croire être les seuls dans leur situation alors que, témoignages vivant, «je suis passé par là et j’ai vaincu et survécu».

Tout a commencé par une messe d’action de grâce en la paroisse Sacré-Cœur de la Gombe où amis, connaissances, familles … ont pris activement part. Ensuite, arriva le moment de la fête chapeauté par le baptême de « Yatima, souffrir pour survivre ».

En effet, selon son Auteur, cet ouvrage jubilaire préfacé par le Professeur Dieudonné KALUBA DIBWA de la Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa, est une autobiographie, du genre particulier, qui pourrait ne pas respecter les exigences de la rédaction d’un roman. Et d’ailleurs, souligne l’auteur, «il n’a pas besoin d’une cotation littéraire, ni d’un prix artistique, mais aura certes le mérite de retracer dans le style qui m’est propre, ce qu’a été le parcours, pendant ces cinquante ans de vie, d’un jeune sans histoire, sans parrain, un non-aligné, un self-made-man, comme disent les Anglo-saxons, qui a donné seul l’essence à son existence». willy Wenga 1

Les faits

A en croire les lignes de cet ouvrage, l’auteur se révèle comme un vrai battant qui a dû se sacrifier non seulement pour survivre, mais aussi pour se frayer un chemin et surtout obtenir une place dans une classe qui lui était interdite. Devant ses invités, Me Willy Wenga a voulu, par cet ouvrage, redonner espoir à ceux qui veulent, peut-être abandonné le combat de la vie.

«Yatima, véritable orphelin, j’ai fait une bonne expérience d’une vie sans père, j’ai tout vu, ce qui me vaut la palme de témoigner aux fins d’encourager d’autres orphelins affectés par la mort de l’un des parents ou de tous pour leur dire que la mort d’un parent, loin d’être une fin, c’est un début d’une nouvelle vie. Car, je suis convaincu que «la tragédie n’est pas une punition, mais un défi relevé, comme le prône le célèbre auteur brésilien Paulo Coelho», a-t-il écrit dans son ouvrage.

Par ailleurs, Me Willy Wenga voudrait, à travers ses lignes, retracer son parcours, redonner l’espoir, dire à la face du monde qu’il y a Dieu qui connaît «chacun de nous dès le sein de sa mère, celui qui a pour chacun, un projet de paix et de bonheur et non de malheur, celui qui promet et réalise, à la seule condition de mettre en lui sa confiance et la foi, il agira».
Sans ambages, l’auteur veut rassurer qu’être orphelin n’est ni une fatalité, ni une adversité, c’est plutôt un appel à la responsabilité individuelle ou collective de sans parents ; un état dans lequel Dieu place celui qui vient de perdre son père ou sa mère, qui était pour lui un appui sûr, pour davantage se montrer à lui comme un Père.

En dehors de l’introduction et une conclusion, Yatima comprend 13 chapitres dont, entre autres, Regard généalogique ; enfance et tumultes initiatiques ; Enquête d’une vie intellectuelle ; Agir pour vivre et survivre ; Vue de loin pour la science du droit ; De l’endurance à la persévérance ; les fermetures de l’Université et la lutte pour la survie ; la contingence de la vie pratique ; l’Arbitraire salutaire ; Reprise de la vie et de la profession d’avocat ; Elu pour servir ; etc.

Kevin Inana

 

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