Il s’agit d’une première sortie médiatique du Comité Laïc de Coordination après près de cinq mois ayant suivi l’investiture de Félix Tshisekedi comme le 5ème Président de la RD. Congo.

Dans son message, le CLC sort enfin de son silence pour exiger ‘’la démission immédiate de tous les soi-disant juges de la Cour Constitutionnelle’’. Dans cette même ligne droite, les Laïcs préconisent la réforme de la Haute Cour par l’institutionnalisation d’une juridiction spéciale capable de statuer sur les manquements des magistrats. S’agissant de la CENI, les chrétiens catholiques estiment qu’aucune élection ne peut-encore être envisageable dans la composition actuelle de la centrale électorale que dirige Corneille Nangaa. Mais, recommande-t-il toutefois l’organisation d’un recensement général de la population et la réforme de la loi électorale.

Après les élections du 30 décembre 2018 émaillées des plusieurs contestations, le CLC estime que 6 mois plus tard, il est temps de faire un bilan sur ce qui a été avancée dans la situation politique dans le pays. Ainsi, les Laïcs disent avoir un regret du fait que les alertes lancées après la phase préélectorale soient largement confirmées. « Avec regret, le CLC constate que les alertes qu’il n’a cessées de lancer dans la phase préélectorale, se trouvent largement confirmées. La gestion électorale, en dehors d’avoir abouti à l’expérience de l’alternance au sommet de l’Etat, a plutôt accouché d’une crise postélectorale majeure dont la RDC aurait pu se passer. Ce cauchemar est l’œuvre délibérée de deux grandes institutions de la République, à savoir : la Commission électorale nationale indépendante et la Cour constitutionnelle », dit le CLC dans son document. Et d’ajouter : « la CENI, en se soustrayant de l’obligation constitutionnelle de publier en détail les résultats électoraux, a fabriqué en toute conscience une situation de bicéphalisme politique. Toute velléité de réforme ne pourra échapper au piège de longues contradictions. Ainsi, la bonne gouvernance et l’amélioration de la situation sociale des congolais tant attendues sont vouées à sacrifier la dimension du temps, cette ressource non renouvelable que toute société s’efforce d’emmagasiner pour le bien-être de sa population ».

Démission immédiate des juges constitutionnels
Les chrétiens de l’Eglise Catholique appellent à la reforme immédiate de la Haute Cour, afin de redorer son image. « Dans cette gestation postélectorale laborieuse, la Cour constitutionnelle, qui, depuis sa création, ne s’était jamais hissée à son rang véritable, a pris la redoutable responsabilité de consacrer la ruine totale du système judiciaire national. Cette Cour a tenu à démontrer, à ceux qui n’en étaient pas encore convaincus, qu’elle n’a jamais été autre qu’une simple chambre d’enregistrement dans laquelle la raison la meilleure est toujours la raison du fort », argumente le CLC.

Pour ce faire, les Laïcs exigent la démission immédiate de tous les juges composant la Cour constitutionnelle, question de faciliter la tâche à cette institution de vivre sa renaissance avec une nouvelle équipe choisie parmi des juges compétents, dignes et intègres que compte la République.

Jimmy Sita

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