Le Conseil Economique et Social (CES) a clôturé, ce mardi 3 décembre 2019, sa session ordinaire d’octobre 2019, dans la salle de spectacles du palais du peuple.

Dans son allocution, le président de cette institution, M. Jean-Pierre Kiwakana Kimalaya a remercié tous les membres du conseil pour le travail abattu durant l’année afin de concrétiser les objectifs déclarés au mois d’octobre dernier. C’était donc une session qui a clôturé la première mandature du CES. Il a, par ailleurs, affirmé que le gouvernement a besoin des moyens de son action et ces derniers dépendent notamment, de sa capacité à promouvoir des investissements qualitatifs en termes d’emploi et de revenus fiscaux. C’est pourquoi, le CES a suggéré plutôt d’améliorer sans plus tarder le climat des affaires par des mesures incitatives afin d’élargir l’assiette fiscale à travers la création d’entreprise en lieu et place de continuer à concentrer une pression fiscale devenu presqu’intolérable sur quelques entreprises existantes au risque de finir par les asphyxier.
‘’Le pays est observé par sa situation sociale et celle-ci est assez préoccupante. Mais, toutes les institutions de la République travaillent pour son amélioration. On ne peut l’améliorer qu’en passant par l’amélioration des climats des affaires et ces derniers dépendent de réponses aux appels lancés par le Président de la République aux investisseurs tant locaux qu’étrangers‘’, a souligné le président du conseil.

En présence de plusieurs personnalités, il a présenté la charte comme un outil inévitable pour réaliser le développement socio-économique durable et cet outil contient donc 7 principaux axes dont la formation et le développement culturel, l’inclusion, la cohésion sociale et la solidarité, la protection des enfants, le dialogue social, civil et partenariat innovant, le développement durable et protection de l’environnement, la gouvernance responsable, le développement et la sécurité économique et, enfin, la démocratie sociale.
Gros paradoxe fiscal
Le gouvernement a besoin des moyens de son action et ses moyens dépendent notamment, de sa capacité à promouvoir des investissements qualitatifs en termes d’emploi et de revenus fiscaux, a précisé le président du CES. Raison pour laquelle il suggère l’amélioration du climat des affaires par des mesures incitatives afin d’élargir l’assiette fiscale à travers la création d’entreprise en lieu et place de continuer à concentrer une pression fiscale devenu presqu’intolérable sur quelques entreprises existantes au risque de finir par les asphyxier. ‘’Le modèle actuel a rendu notre politique fiscale inefficace en permettant l’enrichissement d’individus au détriment du gouvernement qui s’appauvrit. Le paradoxe est qu’il existe dans le pays, des sociétés privées dont la valeur intrinsèque est dix fois supérieure au budget de l’Etat‘’. C’est cela la donne qu’il faut changer, martèle-t-il.
Le CES a, à cet effet, préconisé quelques pistes de solution dans la lutte contre l’incivisme et contre la corruption.

Il sied de noter que le conseil d’état a rédigé des avis sur la loi fixant les règles générales sur la sécurité sociale. Ainsi donc, le CES a réitéré sa proposition au gouvernement de créer, sous la supervision du Premier ministre, une structure de concertation et d’évaluation des actions entreprises par les différents acteurs impliqués dans la gestion de nos ressources naturelles.
Dans l’ensemble, les travaux du conseiller de la République ont abordé plusieurs thématiques notamment, la formation des jeunes et le chômage, l’assainissement urbain, la corruption, le logement social, l’environnement, les réformes des provinces, les ressources naturelles, la classe moyenne, la santé, l’éducation, la fiscalité, l’agriculture pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, le secteur minier,…

20 avis produits au cours de la première mandature
Pendant cette première mandature et conformément à sa mission, le CES a élaborer des avis sur un certain nombre des sujets aussi bien par saisine ou auto-saisine. Sur saisine du chef de l’état, le CES a produit 3 avis, entre autres, la loi fixant les règles relatives au régime général de la sécurité sociale, la République Démocratique du Congo face à la zone de libre-échange continentale africaine et enfin, la position de la RDC sur l’orientation de l’alger 2 en Afrique : gouvernance responsable axé sur le résultat, condition sine qua none pour une Afrique rayonnante.

En auto-saisine, 17 avis ont été rendu par cet organe notamment, les mesures urgentes du gouvernement pour la stabilisation et la relance économique de la RDC à la suite des cours des matières premières, le diagnostic de la situation socio-économique de la RDC de 1960 à nos jours : stratégie et recommandation pour le redressement, la problématique du déficit en énergie électrique en RDC, l’émergence de la classe moyenne, la dégradation de la situation économique et sociale en RDC et la problématique de l’exploration et de l’exploitation des ressources forestières, minières et pétrolières dans les aires protégés en RDC.

Mais aussi la baisse de la qualité de l’enseignement en RDC, le semage des parcs agro-industriels en RDC, la renaissance du Haut-Uélé, le défis du logement social en RDC, cas de la ville de Kinshasa, la bataille contre la corruption, condition sine qua none pour la transformation socio-économique durable de la RDC et l’émergence de la classe moyenne.

Les 5 autres avis en auto-saisine ont été récemment adoptés et seront publiés sous peu. ‘’La finalité pour le CES est de contribuer à l’atteinte d’un développement économique et social harmonieux de l’homme congolais, développement qui devra se réaliser d’une manière équilibrée et intégrée à travers l’ensemble du territoire de la RDC‘’, a affirmé M. Jean-Pierre Kiwakana Kimalaya.

Dorcas Nzumea

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