*Il a été recensé, au total, 477 parkings dans la Capitale congolaise. En effet, c’est le fruit des travaux de sensibilisation et de la campagne de recensement des parkings et aires de stationnement dans la ville de Kinshasa, organisés dans le but de rationaliser les opérations de taxation et de paiement des droits dus par les usagers.

  C’était du 7 au 15 mars 2019 à Masina, sous la houlette du Gouverneur de la Ville de Kinshasa, que le Ministère provincial des Finances, Economie, Commerce et IPME a organisé cette activité avec l’appui de COREF, à travers le Projet de renforcement de la redevabilité et de la gestion des Finances Publiques (PROFIT-CONGO). ‘’L’avantage ce recensement est aussi d’avoir catégorisé les parkings. Ils ne sont pas de la même taille et n’ont pas la même capacité de réception des assujettis‘’, a martelé M. TatyKuketuka, chef cellule parking à la Division urbaine de transport/ville de Kinshasa.

La recette moyenne mensuelle réalisée par la Ville sur la taxe de parking s’est élevée à 10.000 USD en 2017 et 2018, soit 0,05 USD par véhicule, pour un trafic automobile quotidien de près de 200.000 véhicules. La modicité de cette recette est due notamment, à l’absence du répertoire des parkings et aires de stationnement ;la multiplicité des services publics et privés intervenant dans laperception de cette recette.

Il a été ainsi recommandé à l’autorité urbaine, à l’issue de ces travaux, de procéder à l’aménagement des espaces pour doter la ville de Kinshasa des parkings dignes de ce nom, de retirer l’ACCO et d’autres associations de la gestion des parkings et de moderniser les procédés de paiement pour mettre fin aux perceptions manuelles qui ne servent qu’à l’enrichissement illicite.

Les travaux ont connu une forte participation des différentes parties prenantes notamment la DGRK, le misnietere provincial des transport, les Bourgmetres des communes etc. Ceci a permis un échange fructueux aussi bien sur les causes de la gestion improductive des parkings de la Ville de Kinshasa que sur les voies d’amélioration des modes de perception de taxe de parking et d’autres taxes éventuelles.

Remettre de l’ordre

Actuellement, le secteur des parkings constitue une portion importante de l’immense potentiel fiscal de la Ville de Kinshasa à cause des besoins de stationnement de milliers des véhicules qui y circulent. Mais, ce secteur accuse une productivité fiscale insignifiante.

Parmi les objectifs de l’atelier, il était question de sensibiliser les agents de l’Etat, les membres des associations et autres acteurs œuvrant dans les parkings, sur la réglementation existante et sur les modalités pratiques des opérations de recensement des parkings. Maisaussi, de procéder au recensement des espaces urbains utilisés pour le stationnement des véhicules donnant lieu au paiement de la taxe de parking, des agents et associations opérant dans ces parkings. Ces assises avaient également pour but la production du répertoire descriptif des parkings et des aires de stationnement de la Ville de Kinshasagéolocalisés, afin de doter l’administration financière urbaine d’un outil efficace pour la collecte de la taxe de parking et de stationnement.

Les espaces actuellement dénommés parkings comprennent, les terminus des véhicules des transports en commun, les lieux de stationnement des véhicules d’usage personnel, les lieux d’embarquement et de débarquement des personnes ou de chargement et déchargement des biens en inter provincial, inter urbain ou inter communal.

Outre la taxe de parking, ces espaces donnent lieu à d’autres perceptions telles que la taxe de voyage et la taxe sur expertise de certificat d’origine et de bonne santé animale et végétale, effectuées à l’initiative des services urbains du tourisme et de l’agriculture.

Procédures

En ce qui concerne « les procédures de perception de la taxe de parking de 2008 à 2019 : défis et perspectives», M. Joseph BAKAJIKA WA NKOLE, Chef de division chargé des BCO à la DGRK a passé au peigne fin l’évaluation financière de la taxe de parking de 2011 à ce jour. Le constat révèle que cet acte générateur ne permet pas à la Ville de réaliser des recettes attendues à cause de l’inefficacité des opérations de taxation et de l’inefficience des procédés de recouvrement. ‘’La ville de Kinshasa regorge beaucoup trop de parking et, si c’est bien encadré, elle n’aura pas à se plaindre dans la mobilisation des recettes dans ce secteur de transport. Il se fait que la perception de cette taxe se fait en contrepartie de la remise d’un ticket. Aujourd’hui, ce sont des associations privées qui impriment ces tickets dont on ne connaît pas le nombre et qui les donnent aux assujettis ; le reversement de cet argent devrait se faire à la DGRK. Cela pose un problème sérieux de suivi et c’est même temps un enrichissement illicite‘’, a-t-il laissé entendre.

Les principales préoccupations évoquées ont aussi porté, sur la destination réelle des montants manuellement perçus auprès des usagers des parkings et la présence très remarquée des membres de l’ACCO dans les parkings, en lieu et place des agents de l’administration urbaine.

Les travaux de recensement se sont déroulés du 11 au 13 mars 2019. Un rapport a été produit par chaque groupe communal déclinant le nombre des parkings de personnes et des biens, d’intérêt intercommunal, interurbain ou interprovincial. A la fin des travaux sur terrain, les équipes ont recensé 477 parkings. ‘’Au début, nous avions plus ou moins 178 parkings pour toute la ville et là nous avons pratiquement le double. C’est un résultat extraordinaire en si peu de temps et qu’à l’avenir également, les recettes liéesà la taxe des parkings et airs stationnements sera revue à la hausse‘’, déclare M. Kuketuka.

Les équipes de recensement se sont retrouvées en plénière du 14 au 15 mars 2019, pour la présentation, la validation et la consolidation des rapports de recensement. Après un aperçu général du superviseur du district sur le déroulement des opérations de recensement, chaque groupe communal a procédé à la lecture intégrale de différentes fiches d’identification des parkings. La présentation de chaque rapport a été suivie d’un débat et de son adoption par la plénière.

Les données des rapports des districts ont été ainsi assemblées en vue de la production du rapport général de l’atelier et de l’élaboration du répertoire.
Parmi ces participants à l’atelier, on compte des délégués des cabinets des ministres provinciaux ayant les finances, le plan, l’Urbanisme, les Affaires Foncières et le transport dans leurs attributions ; des Bourgmestres, des topographes des circonscriptions urbaines des affaires foncières, des agents de la Direction générale des Recettes de Kinshasa.

La Pros.

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