*Depuis le début du siècle, les missions régaliennes de l’Etat moderne, c’est-à-dire, d’un Etat de droit se sont de plus en plus diversifiées, tout en entraînant ses objectifs vers la croissance économique qu’il doit atteindre.

Les intervenants du monde maritime international et du commerce extérieur, membres de l’Union des Conseils des Chargeurs Africains (UCCA), ont participé du 29 au 30 janvier 2019, à la première session ordinaire du Comité directeur qui s’est tenue au Gabon, plus précisément à Libreville.

Il n’y a pas de Gouvernement sans statistiques, dit-on. C’est dans cette optique qu’il a été lancé ce lundi 4 février 2019, les travaux du deuxième Recensement Général des Entreprises en République Démocratique du Congo dont l’objectif principal est d’améliorer la connaissance de la situation des entreprises en apportant une information récente sur les unités de production œuvrant sur l’ensemble du territoire national. Pour le Directeur Général de l’Institut National de la Statistique, Roger Shulungu, le résultat attendu de ce référencement est de voir la RD. Congo disposer d’une cartographie actualisée et claire des entreprises et services offerts sur l’ensemble du territoire national. Cette opération permettra aussi de se faire une idée du potentiel économique du pays et de chaque province. Cette opération se fera sur l’ensemble du territoire national, en milieu urbain ainsi qu’en milieu rural. Partout où il se trouvera un établissement qui entre dans le champ d’observation.

En marge de la célébration du centenaire de l’Organisation internationale du travail, le Conseil économique et social, CES en sigle, a invité la Directrice du bureau internationale du travail à Kinshasa, Madame Aminata Maiga, pour une séance académique de l’Assemblée Consultative du CES, qui s’est déroulée lundi 6 mai 2019, en vue de la complémentarité de mission et d’action qui existe entre l’OIT et les Conseils économiques et sociaux dans le monde. Il s’agissait au fait, de la promotion de la justice sociale. En outre, ces deux structures similaires avaient, auparavant, signé un nouvel Accord de coopération le 23 octobre dernier, en remplacement de celui signé le 8 mai 2012.

Ainsi, dans ce nouvel Accord, la coopération vise le développement et le renforcement sur des questions d’intérêt commun notamment, la promotion du travail décent, du développement inclusif, de la justice sociale comme moyen de promouvoir la paix et la stabilité sociale. D’entrée de jeu, Madame la Directrice, Aminata Maiga n’a pas tardé à louer cette invitation, qui offre une opportunité unique au bureau international du travail à Kinshasa, afin de mieux faire connaître son mandat. Elle a, par la suite, exprimé sa reconnaissance à la Commission permanente ‘’Education, Formation et Emploi’’, pour cette initiative. En outre, elle a salué, au passage, les partenaires sociaux, représentants des Organisations d’employeurs et de Travailleurs, membres de ce Conseil.

Dans cette même ligne droite, elle n’a pas manqué de rendre public le rapport de la Commission mondiale de l’OIT sur l’Avenir du travail qui a été mis sur pied. Ledit rapport est intitulé : « Travailler pour bâtir un avenir meilleur », qui propose des recommandations pour la réduction des inégalités et la progression de la justice sociale. Ainsi, ce rapport contient, en tout, dix recommandations regroupées en trois domaines d’actions prioritaires : le premier domaine, est d’accroître l’investissement dans le potentiel humain ; le second est d’accroître l’investissement dans les institutions du travail, ainsi que le troisième est d’accroître l’investissement dans le travail décent et durable. Madame Aminata, dans son allocution, a laissé entendre que l’investissement dans le potentiel humain, c’est une approche du développement humain fondée sur le cycle de vie, centrée sur les politiques qui permettent de s’améliorer tout au long de la vie. «Il s’agit d’une vision plus ambitieuse qui prépare les gens à réaliser pleinement leur potentiel et à tirer parti des possibilités qui s’offrent à eux», a-t-elle expliqué.

Dans cette optique, dans le second domaine, elle ajoute que cela est une condition indispensable pour remédier au climat d’insécurité économique, pour réduire les inégalités et ouvrir la voie à la formalisation. «Nous devons renforcer les institutions qui assurent la dignité du travail», a-t-elle martelé. Dans le troisième domaine ciblé par la commission de l’OIT pour accroître l’investissement dans le travail décent et durable, les possibilités sont infinies de mettre à profit les transformations en cours, par exemple dans l’économie verte, pour atteindre le plein emploi et le travail décent. Mais, cela suppose une refonte des structures d’incitation pour les entreprises et un alignement des modèles économiques sur une voie de développement et une croissance inclusive centrée sur l’humain.

Christian Okende

 

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