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La plupart des secteurs économiques de la RDC sont très sensibles au climat. Il s’agit du commerce, de l’hydroélectricité et de l’agriculture qui, d’ailleurs, constitue la principale source de revenue de plus ou moins 90% de la population congolaise.

Et, malheureusement, elle continue d’être alimentée presque exclusivement par des pluies, selon plusieurs études. A cet effet, il s’avère que toutes les modifications des précipitations liées aux saisons pluvieuses courtes et à la variabilité pendant la saison des pluies, avec l’augmentation de la température moyenne du sol va entrainer des récoltes peu fiables, sans compter les autres problèmes liés à la santé de la population.

Consciente de cette gravité de la situation, la République Démocratique du Congo s’engage à renverser les tendances. C’est au cours d’un atelier de deux jours, qui se tient du 17 au 18 juillet 2019 au Sultani Hôtel, que le Secrétaire Général au Ministère de l’Environnement et Développement Durable, M. Benjamin Toirambe et le représentant du Fond vert pour le Climat, M. André Hans Djamba, en collaboration avec la FAO, ont lancé lesdits travaux et arrondi les angles avec les parties prenantes concernées par l’accès aux finances pour une agriculture durable, contribuant à la lutte contre les effets du changement climatique.

A tout prendre, cette activité avait pour but principal de partager l’information sur le fond vert pour le climat, les possibilités d’accès aux finances qui aideraient les projets et programmes dans le domaine de l’Agriculture Durable et faible émission en Carbonne, le renforcement des capacités des acteurs importants dans l’accès aux financements des activités de lutte contre l’insécurité alimentaire, des mécanismes et des financements pour acquérir les technologies et les pratiques agricoles qui contribuent à la lutte contre le changement climatique.
Outre les trois organisateurs précités, cet atelier a également connu la participation des délégués des autres ministères techniques, en l’occurrence ceux de l’Agriculture, de l’Energie, la Santé, le Genre, les Finances, le Budget… La société civile nationale et internationale, le monde académique et de recherche, le secteur privé, l’Association des femmes Maraichères du Congo, les institutions financières nationales et les partenaires techniques et financiers étaient aussi de la partie.

Cap sur le secteur agricole
Le Secrétaire Général au Ministère de l’EDD a expliqué le but du projet et en a élucidé la genèse. Selon ses dires, la RDC avait discuté avec le fond vert en vue de solliciter un appui dans trois secteurs importants : l’agriculture, les énergies renouvelables, la forêt et l’adaptation. Mais, le fond vert a recommandé de commencer d’abord avec le secteur agricole durable, vu la sérénité du problème de changement climatique qui menace le pays. Le secteur agricole est le plus frappé. Ce secteur a des impacts au niveau de l’atténuation et de l’adaptation.

Lancement officiel des travaux préparatoires
Quant au représentant du Fond Vert pour le Climat, Hans Djamba, il a déployé son plan d’action et son intervention dans ledit projet : « la plantation d’aujourd’hui je vais la faire sur le secteur agricole, parce que l‘agriculture a un impact et au niveau de l’atténuation, c’est-à-dire le secteur qui consiste à réduire le gaz à effet de serre et qui a aussi un impact sur l’adaptation qui consiste à trouver des moyens pour réduire l’impact climatique sur le plan humain, les conséquences de santé, …».

Aristide Obame a également salué cet avènement qui devient une réalité et a réaffirmé sa volonté d’accompagner la RDC dans cette rude lutte contre le changement climatique. Ainsi, les différents participants ont été satisfaits d’avoir compris le mécanisme du fond vert pour le climat et de son financement. Ils ont également été assez outillés sur le lien entre la promotion d’une agriculture durable et résiliente et la lutte contre le changement climatique et tous les contours de ce projet. C’est dans un ton solennel que Benjamin Tonirambe a officiellement initié ces travaux qui se veulent bénéfiques pour le grand Congo.

La Pros.

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.