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*Une délégation d’entrepreneurs congolais regroupés au sein de la coopérative agricole urbano-rurale dénommée Bilanga Ya Betu (BYB) a effectué, en collaboration avec le SENAR GOIAS, une mission de prospection agricole dans l’Etat de Goias, au Brésil.

Conduite par le Promoteur de ladite coopérative, Dr. Serge Mbay, cette délégation comprenant six personnes provenue de la RD Congo a été, à son arrivée, chaleureusement accueilli par les responsables de l’institution brésilienne en son siège à Goiana, capitale de l’Etat de Goias.

Un merveilleux séjour de l’autre côté de l’Atlantique du 22 au 28 avril 2019. Aussitôt arrivée, les descentes sur terrain démarrent dans la municipalité de Vista Bela, dans une ferme spécialisée dans la production laitière, tenue par un couple des fermiers septuagénaires : une merveilleuse occasion d’en découvrir l’élevage bovin, l’entretien des pâturages et le mode opératoire de la petite unité de conservation laitière.

Bilanga ya batu 2

Créée en 2017, Bilanga Ya Betu, BYB en sigle, est une coopérative agricole urbano-rurale, par un réseau des divers professionnels congolais, engagés dans la promotion de la production, de la transformation et de la consommation agricoles (agroalimentaire et agropastorale) locales. Par ailleurs, le Service National d’Apprentissage Rural (SENAR) Goias, fondé en 1993, est quant à lui un organe paraétatique de formation professionnelle, de promotion sociale, d’assistance technique et en gestion.

Très ému, Dr Serge Mbay déclara : «Je reste marqué par l’accueil chaleureux de nos hôtes, par leur détermination à maîtriser les différents gestes posés sur terrain, à rationaliser leur travail de manière à réduire au maximum la part du hasard et par leur volonté réelle d’abandonner l’agriculture ostentatoire au profit de l’agrobusiness. C’est, une fois de plus, très évident que le développement agricole et la recherche scientifique rimeront toujours ensemble».
La visite du lendemain matin dans la municipalité de Silvânia portera sur un projet de pisciculture qui met en valeur deux types de poisson, à savoir un poisson chat nommé « pintada » et le tilapia : une expérience illustrative du rôle secondaire joué par la pisciculture dans l’approche agrobusiness de certaines fazendas brésiliennes. L’après-midi, le cap est mis sur la municipalité de Campo Limpo en vue d’y découvrir une ferme abritant une production diversifiée des légumes, de la patate douce et des fruits (fruit de la passion, goyave, mandarine, etc.).

Au bout de deux nuits passées à Goiania, la délégation congolaise se déplace le matin du jeudi 25 avril vers la municipalité d’Itaberai sur des immenses exploitations de maïs, de tomate (destinée à la transformation industrielle) et de haricot, avant de terminer sa journée dans la municipalité d’Itapirapua par la visite d’un élevage bovin cette fois destiné essentiellement à l’abattage ou la production de viande. La nuit est passée à Itapira, dans l’intention de poursuivre le périple dans la matinée du vendredi 26 avril, en direction d’un site d’apiculture à Matrincha, point de chute de la mission.
Chaque visite sur terrain a nécessairement été soutenue par un exposé très détaillé des superviseurs techniques du SenarGoias réalisant un travail d’accompagnement auprès de nombreux fermiers. Il sied de souligner ici le caractère très enrichissant des échanges, l’hospitalité et la convivialité des fermiers brésiliens à l’égard de ces entrepreneurs venus de l’autre côté de l’Atlantique.

Les similitudes climatiques et environnementales très frappantes entre la RDC et le Brésil justifient l’intérêt de ces deux pays à intensifier leur collaboration en matière agricole. A la fois édifiante et inspirante, cette première mission du Brésil a par ailleurs contribué à sceller le partenariat BYB-SenarGoias.
Avant de quitter le territoire brésilien, Christian Kalombo, un des membres de la délégation congolaise, a conclu cette mission en ces termes : «La connaissance est la base de toute chose. Ce voyage a été très édifiant, riche en informations que nous n'aurions pues obtenir sans avoir visité les champs, ni discuté avec des professionnels. Nous remercions le SENAR-Goiás et tout son personnel très dévoué». Vive la coopération RDC-Brésil !

James Mpunga Yende


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.