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Aussitôt arrivé à Beni, le Chef de l’Etat a tenu un meeting occasionnel à l’esplanade de la mairie de Beni où des milliers des militants étaient venus à sa rencontre.

Dans son speech, le Chef de l’Etat n’est pas allez par le dos de la cuillère. Il a plutôt annoncé la fin des hostilités dans la région. Le Président Félix Tshisekedi promet de déployer de nouvelles troupes et appellent les miliciens à déposer les armes le plus tôt possible. Le même message a aussi été réitéré aux différentes couches de la population reçues en audience hier, mercredi 17 avril 2019, par le Chef de l’Etat en séjour en ville de Beni.
Dans son exposé d’une dizaine de minutes seulement devant certains curieux de Beni venus à sa rencontre, le Chef de l’Etat est revenu sur la situation sécuritaire que transverse cette région depuis bientôt 5 ans. Compatissant avec des centaines des victimes et rescapés des massacres des ADF, Félix Tshisekedi a promis de mettre fin à ces tueries en ville et territoire de Beni. Pour ce faire, de nouvelles troupes viendront en renfort aux troupes présentement sur terrain. Une nouvelle offensive sera ainsi lancée pour mettre fin au phénomène ADF qui secoue la région. Au même moment, tous les miliciens doivent quitter la brousse le plus tôt possible, a-t-il insisté. Un programme de réinsertion ainsi que celui de démobilisation seront ainsi appliqués à leurs faveurs. Les notables de Beni peuvent aussi aider à sensibiliser la communauté pour cette fin surtout que ces miliciens viennent des différentes familles.

L’appel aux politiciens
Le Chef de l’Etat a aussi profité de l’occasion pour s’adresser aux politiciens ainsi qu’aux leaders de la communauté. Félix Tshisekedi estime que la plupart de miliciens en brousse ont un appui de certains politiciens et d’autres leaders de la région. Ils ne peuvent pas vivre sans cet appui, insiste-t-il. L’ère de la guerre est finie et le pays bascule vers un changement positif. Il est temps que la politique se fasse autour d’une table et non par les armes, poursuit-il. «Aider nous à retirer vos frères, fils et proches de ces groupes armés » a-t-il dit aux notables reçus en audience. De son côté, le président de la société civile de Beni salut cette sortie du Chef de l’Etat. Kizito Bin Hangi s’attend plutôt aux résultats qui pourront soulager des milliers de famille meurtries par la guerre des ADF. De l’autre côté, à la coalition LAMUKA, on parle des accusations gratuites de la part du Chef de l’Etat qui se recherche une notoriété aux côtés d’un peuple écarté à l’élection présidentielle.

Kaniki Eliel

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.