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La cérémonie était sobre le mardi 29 janvier 2019, dans les locaux de l’Assemblée nationale.

Le président sortant de la Chambre Basse du parlement, Aubin Minaku Ndjalandjoko, a cédé son fauteuil au plus vieux des élus lors des législatives nationales du 30 décembre 2018, Gabriel Kyungu wa Kumwanza. Au cours de cette cérémonie, l’ancien speaker de l’Assemblée Nationale a souhaité plein succès au nouveau bureau provisoire de cet organe délibérant, qui n’aura quelques jours pour conduire les affaires dans l’hémicycle du palais du peuple. Ce nouveau bureau provisoire, composé essentiellement de deux jeunes élus et un patriarche, va devoir travailler d’arrache-pied, pour déterminer l’image future d’un bureau définitif.
En effet, aussitôt après leur installation lundi dernier lors de la plénière inaugurale de la session extraordinaire de janvier 2019, les trois membres du bureau provisoire de l’Assemblée nationale ont pris possession de leurs nouveaux bureaux ce mardi 29 janvier 2019. Dorénavant, Le président de ce bureau provisoire, M. Antoine-Gabriel Kyungu Wa Kumwanza occupe l’office qui était du premier vice-président sortant, M. Floribert Luhonge. Tandis que le premier secrétaire, M. Jackson Ahuse Afingoto, va occuper provisoirement le bureau qui était du deuxième vice-président sortant Rémy Massamba, et la deuxième secrétaire, Mlle Aminata Namasia Bazebo, elle occupe le bureau qui était de Mme le questeur, Elysée Munembwe. Cette séance de possession des bureaux s’est également poursuivie à plusieurs autres niveaux, signale-t-on.
Les présidents sortant et provisoire ont apposé succinctement leurs signatures sur les procès-verbaux, lesquels ont été accompagnés des annexes. Ils ont lors de cette occasion fait de même sur les dossiers des propositions et projets de loi ; du contrôle parlementaire ; de l’administration, de la gestion du personnel administratif et du personnel d’appoint, du patrimoine… ; des relations interparlementaires ; et des dossiers financiers. Content de son travail abattu pendant une durée de cinq ans, le Président sortant, Aubin Minaku, s’est-il confié en ces termes : « Une belle remise-reprise devrait faciliter la continuité de l’Etat. Notamment, en échangeant les prérogatives législatives de la Chambre basse du Parlement, du contrôle parlementaire, de l’administration et de toutes les données ».
Aussitôt avoir pris possession de son cabinet de travail, le président du bureau provisoire de l’Assemblée nationale, M. Gabriel Kyungu, a procédé à la visite guidée des installations de la Chambre basse du Parlement. « Il y a un temps pour se chamailler, il y a un temps pour faire la paix, pour être unis et pour travailler ensemble ».
D’emblée, il convient de souligner que le bureau provisoire a pour mission de valider des mandats ; d’élaborer et adopter le Règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée nationale et d’organiser l’élection du bureau définitif.

Merdi Bosengele


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.