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Préambule

La gestion de la République Démocratique du Congo a souffert des hommes capables de la hisser dans le concert des nations. Depuis la deuxième République, la population s’est toujours plainte de l’insuffisance des résultats. La plupart des politiques et mandataires s’étaient distingués dans la gabegie financière, dans la corruption ainsi que dans la démagogie.

Cela fait dire à d’aucuns que le Pays roulait au bord du gouffre. Cependant, le principe qu’il n’y a pas de règles sans exception n’a pas manqué à s’appliquer à certains. Voilà pourquoi, votre Agence «Echos d’Opinion» a pensé ressortir ces oiseaux rares qui ont excellé dans l’exercice de leurs fonctions. Elle vous livre les résultats obtenus après une enquête fouillée depuis le début de l’année. Notre échantillon a été constitué de 1000 sujets choisis de différentes catégories et de tous les âges. Notre Agence a tablé sur les critères d’excellence. Certaines personnalités ont parfois traversé les trois régimes qui se sont succédé. Depuis le Maréchal Mobutu jusqu’ à Félix Tshisekedi, en passant par les Kabila, père et fils.

 

1. Michel Bongongo

Ce professeur de l’Institut pédagogique national a été Vice-président de l’Assemblée régionale de 1985 à 1989 et son président de 1989 à 1990. Il a été ministre d’Etat du Budget de 2014 à 2016. Sénateur représentant l’Equateur, il a été membre du Mouvement de libération du Congo (MLC) et est maintenant membre de l’Union des forces du changement (UFC). Ces qualités lui ont valu une expérience hors de commun pour la gestion de la chose publique. La plupart des personnes consultées évoque les 1000 jeunes professionnels sélectionnés par l’ENA, qui ont été répartis en 26 provinces qui regroupent les centres d’excellence dont le déploiement devait se faire en plusieurs phases. Il s’agit comme d’aucuns pensent le dire du couronnement du rajeunissement dans le secteur de l’administration publique tel que déterminé par le gouvernement de la République avec l’appui de ses partenaires au développement notamment, la banque mondiale. Déjà, le président de l’Intersyndicale de l’administration publique (l’INAP), l’arrivée de Michel Bongongo à la Fonction publique, permettra de «continuer et trouver des moyens d’améliorer les conditions de vie des fonctionnaires». Les résultats ont confirmé cette attente.

Sous l’instruction du chef de l’Etat et Commandant Suprême des Fardc, Michel Bongongo avait comme mission essentielle d’évaluer l’état d’avancement des travaux du chantier de construction des logements des hommes en uniforme et la paix sociale qui entre dans le programme et la volonté du Président de la République d’améliorer les conditions de vie des militaires et de leurs dépendants. On n’oubliera aucunement ses efforts pour la prise en charge gratuit des soins de cette catégorie des citoyens.

Il est choisi parmi les excellents politiciens de la RDC qui ont traversé tous les régimes politiques. Grace à ces performances, il arrache 86% de faveur populaire.

 

2. Léonard She Okitundu

A propos de cet oiseau rare, il convient, d’emblée, de rappeler que Léonard She Okitundu, en janvier 2004, après la mise en place du gouvernement de transition suite aux accords de Sun City, Joseph Kabila le rappelle pour lui confier successivement deux missions à hautes responsabilités : ambassadeur itinérant de la présidence (2004 – 2005), et directeur de cabinet du président de la République (2005 – 2007).
La population consultée sur She Okitundu revient sur le fait qu’il est membre de la Majorité Présidentielle (MP) et co-fondateur du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), député national et sénateur dans la province du Sankuru, il ne passe pas inaperçu. Ce réfugié politique qui devient comme son ambassadeur itinérant, sur demande du chef de l’état, met sur pied et anime une cellule chargée des thématiques de protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Il est donc apprécié pour son intervention dans ce secteur si sensible dans une démocratie. Au four et au moulin, aux côtés de J. Kabila comme ceux de son père, il aura marqué son temps car, il a su redorer l’image de la diplomatie rd congolaise à l’étranger. Notre baromètre lui concède 81%.

 

3. Henri Yav Mulang

Un expérimenté dans le domaine des finances. Henry occupe le poste de ministre des Finances depuis le 8 décembre 2014. Il a beaucoup travaillé dans le redressement et la stabilité de la monnaie. Le taux de change est resté inchangé depuis qu’il gère ce secteur. Aussi, signale-t-on, son rôle dans le partenariat entre la République Démocratique du Congo et la Banque Mondiale a été bien perçu par la population que nous avons ciblée. De hautes personnalités de ces institutions ont été même reçues par le chef de l’Etat. Il est aussi à noter la promesse des investissements de la Banque Africaine de Développement dans différents projets. Henri Yav reste un des pionniers du développement économique d’un pays qui a été longtemps sous la transfusion des forces extérieures. Capable de rassurer les milieux économiques, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, cet ex-conseiller financier de Joseph Kabila à la présidence, gagne les pronostics d’excellence évalués à 72%

 

4. Chantal Safou

Chantal Safou est presque sur toutes les langues. Ministre de Genre, Enfant et Famille, elle assure également les fonctions de ministre des Affaires sociales depuis mars 2019. Elle fut également questeur à l'Assemblée nationale, ainsi que conseillère du Président honoraire Joseph Kabila dans le domaine socioculturel où elle a vraiment excellé après sa profession de journaliste à la rédaction de « Demain le Congo ».
Chantal Safou se fait principalement célèbre auprès des jeunes et des mineurs qu’elle encadre dans le cadre sportif de Roller. On n’a pas oublié, non plus, son implication dans le combat pour la parité. Une implication qui a donc porté des fruits. Le chef de l’Etat en a même fait mention à travers son discours prononcé à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance de notre pays. La Ministre a dû gagner des points dans ses efforts allant dans le sens de l’encouragement des femmes à dénoncer les agressions sexistes qu'elles subissent, qu'il s'agisse de mutilations génitales, de harcèlement sexuel ou de violences domestiques. Voilà pourquoi, il gagne 65% d’opinion favorable.

 

5. Geneviève Inagosi

Une dame succède à une autre dans les pronostics. Geneviève Inagosi entre au Gouvernement depuis le 28 avril 2012. Ministre du Genre, Famille et Enfant,
lors d’une mission à Tshikapa, avait demandé à toutes les femmes d’encourager l’éducation de petites filles, de manière à ce que dans les années à venir que la province du Kasaï compte beaucoup de femmes compétences pour briguer le reste des responsabilités à côté des hommes.
Pour cette dame courageuse, les femmes ont encore du chemin à parcourir pour s’attendre à une participation massive de ces dernières dans des instances de prise des décisions. Elle avait même indiqué que la contribution de chaque femme dans des foyers est très importante ». Des personnes interrogées lui accordent la cote de 62%.

 

6. Moïse Ekanga

Cet homme sait faire la part des choses. Il sait surtout gérer des projets de développement à l’instar du Bureau de coordination et de suivi du programme sino-congolais (BCPSC),qu’il a tenu des mains de maître depuis l’ époque de Joseph Kabila. Il n’y a pas longtemps que le chef de l’Etat congolais, Félix Tshisekedi, a fait savoir qu’il souhaitait revoir les modalités de la coopération bilatérale. Pour le moment, celle-ci passe essentiellement par cette structure paraétatique. Moïse Ekanga a su confondre tous ses détracteurs jusqu’au point d’amener la population à comprendre que le Bureau de coordination, en particulier, et le gouvernement congolais, en général, ne gérait pas les fonds destinés au développement du projet minier ou au financement des projets d’infrastructures. Ceci explique l’excellence de cet homme de poigne que l’on attribue facilement 60% de vote.

 

7. Fidel Likinda

Il est parmi les nouveaux locataires du Sénat. L’élu d’Ikela avait indiqué que les efforts devaient être consentis ensemble en cette période déterminante de l’histoire politique de la RDC. Car, une armée qui se divise ne gagne point.
Signalons que dès mi-janvier 2015, lors du débat à la suite de l’interpellation (question orale avec débat qu’il avait initiée), les élus avaient pris l’engagement de recommander sans attendre auprès du ministre de l’Industrie qui en assurait la tutelle, sa suspension afin de permettre à la commission parlementaire mise en place d’enquêter plus librement sur des faits allégués de détournement des fonds, d’autres avançaient carrément la thèse de sa destitution du Fonds de promotion de l’Industrie - en réalité, une banque d’investissement -, d’autres estimaient au contraire urgent de le déférer devant un juge au regard de l’extrême gravité des griefs allégués. Cette action politique de haute facture l’avait fait remarquer aux yeux de la population congolaise toute entière. Voilà pourquoi, il engrange 57% d’avis favorables.

 

8. Toussaint Tshilombo

Il fut ministre national de l’Information, Presse et communication dans les deux gouvernements Gizenga I et Gizenga II, de février 2007 à octobre 2008. Toussaint Tshilombo Send a exercé les fonctions de Ministre de l'Information, Presse et Communication Nationale gouvernement où il était fortement apprécié. Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Ville - Province de KINSHASA, Chargé de Mission à la Présidence de la République. Très actif dans les débats politiques, il figure parmi les piliers du PPRD que la plupart de gens réclament aux affaires. Il a décroché 56% des voix.

 

9. Maguy Rwakabuba

Madame intègre, intelligente, MAGUY RWAKABUBA, la Vice-ministre Nationale en charge de la lutte contre l’insalubrité dans divers domaines (santé, éducation, …) ; - Assistance aux vulnérables, malades et aux femmes incapables de payer les frais d’hospitalisation ; - La création d’emploi. Si, aux yeux du commun des mortels, ces gestes peuvent être perçus comme des actions de propagande politique, pour Madame MAGUY RWAKABUBA, ces gestes sont bien d’autres qu’elle pose depuis sa jeunesse par amour, compassion ainsi que la bienfaisance lui valent 54% dans le baromètre.

 

10. Léon Botolo Magoza

Cet ancien collaborateur de Mobutu qu’il a quitté pour rejoindre le camp du Christ est une figure de proue en RDC.
Le couple Léon et Marie-Valentine Botolo est nommé, depuis le 6 octobre 2018, consulteur au dicastère pour les laïcs, la famille et la vie par Sa Sainteté le Pape François. C’est un honneur et une fierté pour l’Eglise de la République démocratique du Congo et le laïcat congolais, comme pensent des personnes que votre Agence a consulté. Surtout que cette nomination est la première en Afrique. Le couple Botolo, fondateur et responsable de la communauté Famille chrétienne, a reçu le réconfort moral de l’ensemble de la Communauté Famille chrétienne de la ville de Kinshasa, qui lui a promis son accompagnement dans la prière afin de remplir avec succès la difficile mission lui donnée par le Saint Père, au Vatican. L’opinion lui accorde 54%.

 

11. Louise Munga

Elle était plusieurs fois ministre. Il souviendra à l’opinion que la population de sa juridiction a marché pour contester les résultats avant que la Cour constitutionnelle se prononce en sa faveur. De Fizi-centre à Baraka, des femmes sont souvent bénéficiaires des différents projets de développement et elle a un soutien massif de plusieurs. Grace à ces actions holistiques et humanitaires, elle gagne la note de 52% d’avis favorables.

12. Marcellin Cishambo

En 2006, Cishambo est conseiller politique du chef de l’État est élu gouverneur du Sud-Kivu. Ses œuvres sont encore visibles : il s’agit entre autres, des routes, ponts et autres infrastructures construits à son actif ou encore des œuvres sur fonds propres.
Aucun mot à la presse dans ses différentes sorties mais l’homme draine des foules à chaque passage et ne déroge pas à la règle : le dialogue avec toutes les catégories des habitants. Jeunes, vieux, vieilles et parfois des enfants viennent dire Bonjour à « Papa Cubaka » (surnom donné lors de la construction de certaines routes en ville et en province). Dans le baromètre, il arrache 51%.

 

Conclusion

Fidèles à ses méthodes, l’Agence de Sondage «Echos d’Opinion» n’a retenu que des personnalités qui émergent au-dessus du seuil fixé à 50%. En réalité, ceux qui apparaissent dans notre baromètre ont été retenus grâce à leur travail remarquable abattu en dehors de toutes considérations partisanes. Ceci se justifie par leur apport fort appréciable dans la gestion de la chose publique d’après la lecture de la population cible. Comme toujours, notre idée n’est pas de sous-estimer les autres, mais de nous limiter à quelques cas pour permettre à notre grand public de juger ceux qui ont excellé pendant un certain temps. Loin de l’exhaustivité, les investigations continueront pour déboucher sur une liste beaucoup plus longue. Il est donc temps que les autres doublent d’efforts pour la cause commune et le travail bien fait.
Sondage « Echos d’Opinion»

 

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.