Flash

*Il se peut que la première mouture du gouvernement ne connaisse pas la couleur de la Cité de l’Union africaine, le principal bureau du Président de la République. Le cabinet du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba n’affirme rien et refuse de faire du sensationnel, suite aux folles annonces qui ont saupoudrées la toile il y a 24 heures.

Annonces faisant allusion au prétendu rejet de la toute première version du gouvernement Ilunga par le chef de l’Etat Félix Tshisekedi, sous prétexte qu’elle ne respectait pas les équilibres géopolitiques, le dosage entre anciennes et nouvelles figures politiques ainsi que la représentativité des femmes et des jeunes. Selon les équipes de la Primature, le numéro un de l’exécutif examine encore très minutieusement les listes de ministrables lui remises par les responsables des plateformes membres de la coalition au pouvoir. Tout ceci n’est donc qu’affabulation.

«Le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba poursuit, dans la sérénité et dans la transparence envers les plateformes membres de la coalition, l’analyse des listes des personnalités lui proposées pour faire partie du gouvernement», indique le cabinet du Premier ministre. Et de poursuivre que « Le caractère sérieux de cet exercice, sur lequel se fondent les espoirs de la population, ne laisse pas de place ni aux effets d’annonce, ni à un compte rendu quotidien de ce processus dans les médias ».

Cependant, depuis dimanche dernier, le Premier ministre est en possession des listes de personnalités proposées par le CACH et le FCC. Avant cela, il avait pratiquement fait le tour de table pour recueillir des propositions constructives quant à l’action et au programme du gouvernement en cours de formation afin de se rapprocher davantage des préoccupations et des aspirations du peuple congolais.

Raison pour laquelle, il avait reçu pendant deux jours et durant de longues heures, les représentants des forces vives de la nation dans l’objectif est de doter le pays d’un Gouvernement constitué des femmes et des hommes compétents, intègres et déterminés à travailler pour contribuer à améliorer les conditions de vie des citoyens congolais.
Sylvestre Ilunga travaille actuellement sur ces projets des listes de candidats membres du Gouvernement afin de voir si les différents critères auquel doit obéir le choix des ministrables ont été pris en compte.

Prélude
Lentement et sûrement, les membres de l’équipe gouvernementale dirigée par Sylvestre Ilunga seront bientôt connus. Il ne leur restera plus qu’à être installés au niveau de l’Assemblée nationale où une session extraordinaire a été convoquée ce jeudi, par Jeanine Mabunda, à la demande du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi. Cette session ira, selon la décision rendue publique, du 19 août au 7 septembre 2019.
Deux matières sont inscrites à l’ordre du jour, la validation des pouvoirs et l’audition du programme et l’investiture du gouvernement de coalition. Ce n’est plus qu’une question de temps pour ce qui est de la publication du gouvernement de la République.

La Pros.

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.