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L’on pouvait bien s’y attendre. Rien ne va au parti du Sphinx de Limete, tout juste après le dépôt des listes de ministrables de l’UDPS auprès du Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Des voix s’élèvent déjà dans certaines structures du parti présidentiel.

Dans le quota de l’Udps, la Commission Electorale Permanente (CEP) hausse le ton et réclame, à elle seule, 3 postes ministériels dans le prochain Gouvernement. A en croire Jacquemain Shabani, Président de la CEP, sa structure n’a été ni de loin, ni de près consultée par l’exécutif du parti lors du partage des responsabilités des Conseillers Principaux du Chef de l’Etat, alors qu’elle est constituée des personnes qualifiées. D’où, dans sa correspondance adressée à Félix Tshisekedi, Autorité morale du parti, Jacquemain Shabani dénonce cette mise à l’écart de la CEP par l’exécutif du parti coiffé par Jean-Marc Kabund et Augustin Kabuya. Et ce, en dépit de son rôle stratégique joué lors du scrutin présidentiel du 30 décembre dernier ayant abouti à la victoire de Félix Tshisekedi au sommet de l’Etat.

‘’Le ventre d’abord’’. En tout cas, c’est le moins que l’on puisse dire de la situation qui se passe actuellement au sein du parti au pouvoir, surtout lorsque le partage du gâteau divise les enfants d’une même famille. Visiblement, l’UDPS semble devenir méconnaissable. En lieu et en place de lutter pour la mise en œuvre du crédo historique laissé par le Sphinx qui est ‘’le peuple d’abord’’, certains ‘’combattants’’ s’affrontent pour des postes ministériels. D’un côté, l’exécutif dirigé par le tandem Jean- Marc Kabund - Augustin Kabuya, qui pourtant tentent de remettre les choses sur les rails, sont désormais pointés du doigt par le clan Shabani. Pas plus tard que mercredi 7 août de l’année en cours, Me Jacquemain Shabani, Président de la CEP (Commission Electorale Permanente du parti), a adressé une lettre au Président de la République, Félix Tshisekedi, autorité morale de l’UDPS, où il dénonce avec la dernière énergie, ce que l’on qualifierait de gourmandise de l’Exécutif du parti, chapeauté par le duo Kabund-Kabuya respectivement, Président a.i et Secrétaire Général de ce parti historique appelé autrefois ‘’la fille aînée de l’opposition’’.

L’UDPS roulée par l’UNC ?
«La CEP, pivot central de la stratégie de l’UDPS dans la conquête du pouvoir s’est vue jusqu’ici réservée la stricte place de bois de cuisson pendant que les collègues de l’UNC qui nous avaient rejoint dans cette mission au CACH ont été célébrés en HEROS dans leur parti», dénoncent les membres de la CEP dans cette lettre adressée au Chef de l’Etat.

La CEP délaissée par l’Exécutif du Parti ?
Pendant ce temps-là, en pleine préparation d’un projet gigantesque sur les élections locales et des échéances 2023, la CEP dit n’avoir bénéficié d’aucun frais de la part du parti. «Alors qu’elle a été la seule et la première structure à croire en ces élections et en la victoire de l’UDPS et de son Président pendant que la plupart des structures du parti prônaient le boycott et que ses membres ont été les seuls à tous les fronts dans toutes les brousses de la République, tous ses efforts pour rencontrer le Chef de l’Etat et le féliciter ont été vains et qu’en retour, aucune félicitation et reconnaissance ne lui ont été destinées. Dans le processus du partage des responsabilités de gestion de l’Etat, la CEP bien qu’ayant 100% constituée des personnes qualifiées n’a été ni de près, ni de loin associée de sorte que l’Exécutif du parti s’est partagé seul les 14 postes de conseillers principaux du Chef de l’Etat ayant rand des ministres et une centaine de conseillers sans l’associer et personne au parti ne s’en est indignée», regrette la CEP.

D’où, cette structure exige 3 postes ministériels dans le prochain Gouvernement. Mais, à voir comment la situation se présente, cette démarche risquerait d’accoucher d’une souris car, les listes des Ministrables de l’UDPS déposées auprès du Premier ministre, apprend-on, ne reprendraient aucun nom des membres de la CEP.

Gaston Kisanga

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.