Flash

*C’est confirmé. La Chambre basse du parlement de la RD-Congo est convoquée en session extraordinaire du 19 août au 7 septembre 2019, lit-on sur le document officiel signé par Mme Jeanine Mabunda Lioko, Présidente de l’Assemblée nationale.

A l’ordre du jour, deux points essentiels, à savoir : validation des pouvoirs ainsi que l’audition du programme et investiture du Gouvernement. Partant, les élus du peuple qui, jusqu’à présent, poursuivent leurs vacances parlementaires à l’intérieur du pays sont priés de prendre toutes les dispositions, pour regagner la Capitale, Kinshasa, siège des Institutions, afin d’y prendre activement part.

«A la demande du Président de la République, par sa lettre du 13 août 2019, vu la nécessité et l’urgence, le Bureau de l’Assemblée nationale entendu au cours de sa réunion du 14 août, l’Assemblée nationale est convoquée en session extraordinaire du 19 août au 7 septembre 2019 », précise le communiqué du 15 août 2019, qu’a signé Jeanine Mabunda, numéro un des élus du peuple. Quoi qu’il arrive, le Gouvernement Ilunga Ilunkamba, en gestation, va être investi entre lundi 19 août et samedi 7 septembre prochain. Dans tous les cas, il est plus qu’évident de supposer que ces deux mois seront très décisifs au sein de l’agora politique Rd congolaise. Encore faudrait-il rappeler, qu’à l’issue de l’officialisation de la coalition de la gouvernance entre le FCC et le CACH, survenue lundi 29 juillet dernier, il a été entendu dans quelques couloirs ouatés et même dans les salons huppés fréquentés par les hommes et femmes politiques de ce pays, la nécessité de la convocation urgente d’une session extraordinaire ayant pour objectif principal, auditionner et investir l’équipe gouvernementale Ilunga Ilunkamba .

Cette nouvelle tombe au moment où, à l’Hôtel du Gouvernement, le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, met la dernière main sur toutes les listes lui transmises par les deux coordonateurs du FCC et CACH, en perspective du dépôt de la mouture dudit Gouvernement auprès du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi Tshilombo.

La Pros.

 

AN doc 1AN doc 2

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.