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Autorité morale du Front commun pour le Congo (FCC), Joseph Kabila Kabange a réuni, le mardi 13 août dernier, les chefs des regroupements de sa plateforme, en prélude de la sortie officielle du Gouvernement Ilunga Ilunkamba.

Conscient non seulement de la majorité parlementaire de sa plateforme mais aussi le rafle, par le FCC, de 42 postes au prochain exécutif, l’ancien Président de la République n’a pas, de manière littérale, tiré les oreilles des présidents des regroupements politiques, mais il a plutôt attiré leur attention sur le travail qui attend les ministres et vice-ministres qui feront partie de la prochaine équipe gouvernementale. D’après Constant Mutamba, président du regroupement politique Nouvelle Génération pour l’Emergence du Congo (NOGEC) et membre de la conférence des présidents du FCC, Kabila Kabange leur a donné un seul mot d’ordre, à savoir : servir la nation et non se servir.

Sachant qu’au-delà de différents actes qu’ils peuvent prendre et entreprendre au nom du Gouvernement, les prochains 42 nommés représenteront aussi l’image du Front commun pour le Congo, l’Autorité morale de cette plateforme, à en croire Constant Mutamba, a voulu orienter, de façon claire et distincte, le comportement que devront afficher ceux-ci au sein de l’exécutif. Et donc, l’ex-Chef de l’Etat a appelé les chefs de regroupements politiques à s’évertuer à servir les intérêts supérieurs de la nation et non leurs propres égos, en bafouant ceux du souverain primaire. «L’Autorité morale du FCC a réuni tous les chefs des regroupements autour de la formation du Gouvernement. Il était question pour lui de requinquer les troupes, en même temps de donner les orientations claires aux candidats sur l’attitude et le comportement à adopter. Le tout s’est résumé par un mot d’ordre : servir la nation et non se servir. L’imminence s’impose», a restitué le Président de la NOGEC.

Concernant la question liée aux choix des ministres du FCC, Mutamba Tungunga a souligné que les critères de désignation ou d’éligibilité à l’exécutif ont été adoptés par la conférence des présidents du FCC, à l’issue de quelques séances de travail. Il s’est donc agi du critérium lié au poids politiques, c’est-à-dire essentiellement, le nombre des élus ainsi que celui de la solidarité qui vise nécessairement la notion de fidélité ou encore de loyauté.
Par ailleurs, hormis les noms proposés par la coordination du FCC, un pourcentage a été réservé à la discrétion de l’Autorité morale de cette famille politique en tant que leader, a en outre noté ce jeune acteur politique siégeant comme membre au sein de la conférence des présidents.

Corneille Lubaki

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.