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Il se tient du 5 au 16 août 2019, «Les conférences budgétaires 2020, avec la participation active de la société civile». Un acte de transparence et de participation citoyenne au processus budgétaire.

Organisées par le Ministère du Budget, en collaboration avec le Comité d’Orientation de la Réformes des Finances Publiques (COREF), sur financement du Projet de Renforcement de la Redevabilité et de la Gestion des Finances Publiques (PROFIT-CONGO), ces travaux se déroulent sur deux sites avec trois groupes différents. Lesquels groupes travaillent sur les dépenses des institutions, mais également sur les dépenses des secteurs prioritaires dont l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, l’Agriculture et les Affaires sociales.

Il est aussi question de s’appesantir sur les recettes avec notamment, la Direction Générale des Impôts.
Notons que les conférences budgétaires sont une étape fondamentale dans le processus budgétaire. C’est le moment où les services dépensiers, les régies financières viennent auprès du Ministère ayant la charge du Budget pour exprimer leurs besoins pour ce qui est des ministères dépensiers et présenter leurs prévisions des recettes, pour ce qui est des régies financières.

Gratuité de l’enseignement
Une des matières phares de ces conférences budgétaires pour l’Exercice 2020 est le budget présenté par l’EPSP, reparti selon le Fonctionnement du Ministère, les rémunérations, le financement des réformes et la contrepartie des projets. Mais aussi les interventions économiques, sociales, culturelles et scientifiques, les investissements sur ressources propres, extérieures et sur transfert aux provinces et ETDs. Tout cela, prenant surtout en compte la gratuité de l’enseignement voulue par le Chef de l’Etat et qui, en principe, devrait être effective d’ici la rentrée scolaire 2019-2020.
Une démarche exigeante, en effet, que les enseignants soient complètement pris en charge, l’allocation des frais de fonctionnement aux écoles ainsi que la prise en charge des matériels pédagogiques. Le débat a donc tourné autour de ces aspects.

Le Secrétaire Général à l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel et son équipe a livré un aperçu de ce que sera ce projet qui pourra favoriser l’accès à l’éducation pour tous les enfants bloqués à leurs domiciles par manque des moyens financiers. Ainsi, permettra-t-elle de réduire le taux d’analphabétisation qui fait que la République Démocratique du Congo figure parmi les pays du monde où le niveau de l’éducation est au plus bas.

Dans la même optique, le Ministère de l’EPSP organise du 12 au 17 août 2019, le Forum National sur la gratuité de l’éducation de base. Déjà, dans le cadre des préparatifs dudit forum, un atelier préparatoire a été convoqué depuis le 5 août au Fleuve Congo Hôtel. Ces assisses ont pour objectif de déterminer les modalités appropriées pour une mise en œuvre effective de la gratuité de l’éducation de base dès l’année scolaire 2019-2020.

Participation citoyenne
Parmi les particularités de ces conférences budgétaires, il est important de noter la participation active de la société civile pour raison de transparence et participation citoyenne au processus budgétaire.
Depuis quelques années déjà, les membres de la société civile y participent de manière très active, et ce, grâce aux appuis du COREF, à travers le Projet PROFIT Congo. Il sied de noter que la RDC est en première ligne du classement africain sur la participation citoyenne (IBP) car elle fait participer la société civile à toutes les étapes du processus budgétaire.

La société civile a donc donné son avis sur les prévisions présentées par l’EPSP, en voulant montrer qu’il doit prendre totalement en charge l’enseignement en essayant de déduire aux parents les frais de motivation.
Jacques Katchelewa de l’ODEP/Société Civile a soulevé quelques préoccupations sur la prise en compte de la gratuité. ‘’Nous avons pensé que, tel que la circulaire du Ministre a.i de l’EPSP avait donné la dimension gratuité, c’est-à-dire, suppression des bulletins, frais des assurances et frais de carnet de santé, il fallait aller au-delà‘’, a-t-il déclaré. Ce qui pèse, selon lui, ce sont les frais des motivations des enseignants qui, une fois pris en charge par l’Etat, sera avantageux plutôt que de budgétiser seulement certains aspects.

L’éducation d’abord
En gros, la société civile pense que le Fonds de Promotion de l’Education pouvait aussi prendre en charge une partie des frais de paiement des enseignants. Ainsi, ont-ils proposé d’essayer d’imaginer sur les financements innovants. En d’autres termes, voir comment se ressourcer dans quels secteurs pour avoir des moyens nécessaires en vue de soutenir l’éducation en RDC.
‘’Nous pensons non seulement que notre avis a été pris en compte, mais également que pour ce qui est de l’année prochaine, dans les rubriques du FPEN, figurera la rémunération des enseignants‘’, a témoigné M. Katchelewa.
Les travaux se poursuivent au Cercle Gourmand, dans la commune de la Gombe jusqu’au 16 août prochain.

La Pros.


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.