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*L’almanach du Premier ministre ne connaît ni retard, ni décalage, encore moins de réajustement. Le dimanche 11 août 2019, comme prévu, Sylvestre Ilunga a réceptionné les listes de personnalités proposées par chacune de deux plateformes politiques, membres de la coalition au pouvoir, pour faire partie de l’équipe gouvernementale.

A l’Hôtel du Gouvernement, le chef de l’exécutif a assuré que ‘’nous sommes sur la bonne voie pour que, dans les prochains jours, le Gouvernement de coalition prenne forme‘’. Après avoir reçu les délégations du Cap pour le Changement et du Front Commun pour le Congo ainsi que les forces vives de la Nation dans le cadre des consultations formelles, le Premier ministre est actuellement en possession des listes pour l’élaboration de la première mouture à soumettre au Président de la République, le mardi 13 août 2019.

Toutefois, Ilunga Ilunkamba a promis de travailler sur ces projets des listes de candidats membres du Gouvernement afin de voir, effectivement, si les différents critères auquel doit obéir le choix des ministrables ont été pris en compte.
Le processus de la formation du Gouvernement entame ainsi le dernier virage. Dans quelques jours, sauf imprévus, les membres du Gouvernement dirigé par Sylvestre Ilunga seront connus. Il ne leur restera plus qu’à être installés au niveau du Parlement où les bruits sur une session extraordinaire le 15 août prochain, pourraient être confirmés.

Des consultations fructueuses
Cependant, avant d’aboutir à cette étape cruciale de la formation du Gouvernement, un véritable travail de fond a été abattu par le Premier ministre qui, le premier jour des consultations, a reçu les responsables des plateformes CACH et FCC conduits respectivement par Jean-Marc Kabund et Néhémie Mwilanya. Ces derniers avaient réceptionné le chronogramme relatif à la formation du prochain Gouvernement et le fil conducteur devant conduire à élaborer les listes de personnes braves et intègres à proposer au Premier ministre. Les négociateurs étaient appelés à doser anciennes et nouvelles figures montantes.Ilunkamba Kabund

Pour l’ancien Directeur Général de la SNCC, l’objectif est de doter le pays d’un Gouvernement constitué des femmes et des hommes compétents, intègres et déterminés à travailler pour contribuer à améliorer les conditions de vie des citoyens congolais.
Le vendredi 9 août 2019, Sylvestre Ilunga a reçu, à tour de rôle, pendant plus de 8 heures, les représentants des forces vives de la nation. Il s’agit de confessions religieuses, l'Association Nationale des Entreprises du Portefeuille de l'Etat (ANEP), les associations des femmes, les Chefs Coutumiers, les jeunes, la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) ainsi que les Personnes Handicapées.

Les forces vives au devant
Il était question, au cours de chacune des séances, de recueillir les propositions constructives des représentants des forces vives de la nation quant à l'action et au programme du gouvernement en cours de formation.
Les Confessions religieuses ont indiqué leur disponibilité pour accompagner le gouvernement dans tout ce qu'il entreprendra pour améliorer les conditions de vie de la population. Elles ont, par ailleurs, formulé des recommandations essentielles concernant notamment, la moralisation de la vie politique et de la société congolaise ainsi que la systématisation et l'élargissement des rencontres avec les forces vives de la Nation.Ilunkamba Néhémie

Le Premier Ministre, lui, les a exhortés à formuler des propositions écrites pour nourrir le programme du futur gouvernement, et indiquer les facteurs déclencheurs en vue de l'amélioration des conditions de vie des populations.
S’agissant de la jeunesse, le Premier ministre a reçu une équipe de 12 personnes composée de jeunes parlementaires et de ceux des organisations de la société civile. Parmi les problèmes lui soumis, il y a notamment, la représentation insuffisante des jeunes au sein des institutions et la persistance d’un chômage élevé parmi les jeunes. Mais, aussi, l’abandon, selon la Lucha, de la jeunesse pendant les 18 ans de règne du Président Joseph Kabila. En réaction, Sylvestre Ilunga les a appelés à plus de responsabilité et d’humilité avant de leur demander de lui présenter leur projet de société pour contribuer au programme du Gouvernement.

Préoccupations majeures
Composée de cinq personnes, la délégation de chefs coutumiers représentait, en réalité, plus de deux cents chefs postés dehors pour des raisons évidentes d'espace. Ces derniers ont soulevé plusieurs préoccupations dont la défaillance du ministère des Affaires coutumières plus souvent confié à des personnes ne maitrisant pas ses rouages mais également, la dégradation du pouvoir coutumier foulé aux pieds par les services publics.
L'ANEP, quant à elle, a énuméré les principaux problèmes des entreprises publiques et l'ensemble de ses propositions dans un mémo qui a été remis, séance tenante, au Premier Ministre qui, reconnaissant le fait que les entreprises publiques ont été à la base de la création de grandes villes et qu’elles restent essentielles pour l'amélioration des conditions de vie des populations, a insisté sur la nécessité de compléter la réforme juridique de ces entreprises par la réforme économique.

Cependant, la délégation de femmes comprenait plusieurs associations, à savoir, les femmes parlementaires et les femmes de la société civile dont une Coordonnatrice du monde agricole, une personne vivant avec handicap (albinos), une autochtone et une experte en gestion des conflits en ITURI. Elles ont notamment, proposé l'intégration des femmes dans tous les débats et toutes les rencontres portant sur le pays.

La Pros.

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.