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Nommé fraîchement Représentant spécial adjoint du Secrétaire général pour la protection et les opérations auprès de la Monusco, François Grignon a été reçu en audience vendredi 9 août 2019, par Joseph Olenghankoy, Président du Conseil National du Suivi de l’Accord de la Saint-Sylvestre (CNSA).

Au cours de cette séance de travail, les deux hommes ont harmonisé leur vue, principalement sur des différentes initiatives qui pourraient être prises en considération afin de stabiliser complètement la RD Congo non seulement sur le plan politique, mais aussi sécuritaire.

Le Représentant spécial adjoint du SG en charge de la protection et des opérations auprès de la Monusco, s’est montré reconnaissant vis-à-vis du CNSA, qui se veut une grande Institution ayant travaillé pour la décrispation politique et à l’avancement de la stabilité politique en RDC, au cours de la période post et préélectorale. D’où, après avoir pris langue avec Joseph Olenghankoy, François Grignon n’a pas manqué de glisser quelques mots à la presse. « Je voulais tout d’abord rendre visite au Président du CNSA pour me présenter », lâche-t-il d’entrée de jeu. Et de renchérir : ‘’Et donc, le CNSA est une Institution qui a joué un rôle important pour aider à la décrispation politique et à l’avancée à la stabilité politique du Congo… Donc, c’est dans ce cadre qu’il était important de venir pour une séance de travail, tout à fait amicale et constructive où on a discuté des différentes initiatives qui pourraient être prises pour consolider la stabilité dans le pays que cela soit actuellement dans la province de Sankuru ou dans d’autres zones du pays».

A l’entendre dire, l’entrevue avec le numéro 1 du CNSA a été sanctionnée par quelques recommandations. «On a eu un échange des vues, et il m’a donné ses recommandations ; comment la Monusco pourrait activement sur le terrain favoriser un processus de dialogue pour réduire les tensions notamment, dans la zone de Lodja », fait-il savoir à la presse. Et de poursuivre : ‘’Ce sont des consultations que j’ai eues aussi avec d’autres leaders politiques, qui vont continuer, nous voulons nous assurer que toutes les opportunités sont saisies pour consolider la stabilité actuellement du pays notamment, dans les provinces où il y a parfois des tensions, ce sont des initiatives, des lignes d’actions que nous discutons, nous devons bien sûr solliciter les avis et recommandations , l’analyse de nos partenaires congolais, pour être sûrs que les initiatives sont bien pensées et vont être conduites de façon optimale et aboutir à des résultats durables’’.

D’emblée, il convient de préciser que François Grignon a été nommé récemment Représentant spécial adjoint du Secrétaire général pour la protection et les opérations auprès de la Monusco. Il apporte dans ses nouvelles fonctions une vaste expérience acquise au cours de 20 années consacrées à l’appui des processus de paix et des opérations de maintien de la paix en Afrique centrale et orientale, à la fois pour des organisations non gouvernementales et les Nations Unies.

Merdi Bosengele

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.