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Pour la bravoure avec laquelle il a conduit l’Accord de la Saint-Sylvestre, qui a permis à la République démocratique du Congo d’organiser les élections démocratique et transparentes, afin d’avoir une première alternance pacifique et civilisée de la passation du pouvoir au sommet de l’Etat, l’Union des Editeurs du Grand Kasaï (UP5) a décerné à Joseph Olenghankoy Mukundji, Président du CNSA, un diplôme de Mérite.

Ce certificat en guise de reconnaissance, de remerciement et d’encouragement, lui a été octroyé samedi 10 août dernier, dans son lieu du travail situé dans la commune de la Gombe, en présence d’un parterre de ses collaborateurs.

En effet, dans un monde où la reconnaissance commence à devenir de plus en plus inhabituelle, certaines actions ne passent nullement inaperçues aujourd’hui aux yeux du commun des mortels. Oui, ce qui est arrivé au Président du CNSA, le weekend dernier, fait montre clairement, peu importe le temps, qu’une part de reconnaissance demeure indéfiniment dans l’homme. Il va de soi, de croire les yeux bandés, que l’Union des Editeurs du Grand Kasaï, est loin de faire partie de ces structures qui n’attendent que la mort de quelqu’un pour jeter des fleurs à un corps inerte. Pour son Président Jean Kadiobo Muzadi et son Secrétaire Général Armand Lodi Pene Shungu, l’UP5 ne pouvait pas rester aussi insensible face à tout ce que Joseph Olenghankoy a pu accomplir en étant à la tête du Conseil National du Suivi de l’Accord de la Saint-Sylvestre.

A les en croire, c’est grâce à sa bravoure et son savoir-faire, que Joseph Olenghankoy Mukundji a su garder un œil regardant sur le strict respect de l’Accord de la Saint-Sylvestre, ayant permis au Congo de Lumumba de connaître ainsi sa toute première alternance démocratique au sommet de l’Etat, entre un Président sortant, Joseph Kabila, et l’entrant Félix Tshisekedi. «Nous vous remettons ce trophée reposant sur un socle, vous verrez la main qui signifie l’unité et la colombe symbole de la paix et les deux rameaux», a fait savoir un des Editeurs de l’UP5. Et de signifier : ‘’ Si vous n’aviez pas joué ce rôle, de prendre en mains le CNSA, je ne crois pas que les choses pourraient se passer de la manière dont elles se sont déroulées. Je vous remets ce trophée pour vous encourager et vous demander d’aller davantage de l’avant’’.

Surpris de recevoir ce diplôme de Mérite, Joseph Olenghankoy n’a pas pu contenir sa joie. «Des scientifiques de notre pays, tout comme ceux d’ailleurs, s’ils auraient déjà fait un appareil qui représente un véritable thermomètre de degrés de la joie, vous aurez en ce moment vu le véritable degré de la joie que j’ai. Un appareil semblable, à celui qu’on prend la dose de la fièvre, malheureusement, les scientifiques ne sont pas encore arrivés là, le jour où ils arriveront je vous dirai ce qui a été mon émotion le jour d’aujourd’hui», s’est confié Joseph Olenghankoy. Visiblement, sa reconnaissance aura été de comble. Dans son mot de remerciement, Joseph Olenghankoy ne s’est pas empêché de féliciter l’Union des Editeurs du Grand Kasaï qui se révèle comme étant une association sérieuse et crédible, composée des véritables patriotes. «Je dédie ma pensée vers ceux qui ont dirigé ce pays pendant 18 ans et qui ont accepté avec toute élégance à ce que nous réalisons ensemble cette alternance que vous avez écrite sur votre mémo. Je remercie aussi les dirigeants entrants, c’est grâce à eux que nous avons vidé la partie restante et essentielle de l’Accord », a-t-il déclaré, tout en remerciant ses collaborateurs avec qui ils ont conduit l’institution CNSA vers ‘’le chemin de la dignité, vers le chemin de respect, vers le chemin de l’avenir du Congo’’, dixit Joseph Olenghankoy.

Merdi Bosengele

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.