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Offusqué par la recrudescence de l’insécurité dans l’Est de la RD. Congo à la suite de plusieurs meurtres perpétrés ces derniers temps, Me Luc Fikiri Murefu, activiste des droits de l’Homme, a dénoncé ces actions qui sont à la base de la dysphorie dans ce coin du pays.

Dans une déclaration faite le lundi 1er avril, cet avocat évoluant aux Etats-Unis ne s’est point limité à décrier mais, par-dessus tout, il a aussi offert au nouveau Président de la République Félix Tshisekedi certaines pistes pour juguler cette insécurité dans le Grand Kivu. Il a, dans cette foulée, appelé le Chef de l’Etat à réformer l’armée congolaise qui, d’après lui, serait pétrie d’infiltrés.

Originaire de l’Est du pays, Me Luc Fikiri dit maîtriser plus que plusieurs les contours des situations à la base de l’insécurité dans ce coin de la RDC. Il note dans ce sens que les minerais du pays sont tant appréciés par de personnes ‘’sans foi ni loi’’ qui veulent s’en approprier, en dépit de ce qui peut être à la base de l’écoulement du sang innocent. Cet activiste des droits de l’Homme interpelle le Président Félix Tshisekedi à pouvoir prendre à bras-le-corps ce problème de l’insécurité devenue criante et qui perdure depuis de longues années.

Pour ce faire, Fikiri Murefu propose à Tshisekedi de réformer l’armée congolaise qui, selon ses dires, est remplie de taupes qui communiquent les faits et gestes des forces de l’ordre du pays aux ennemis de la République. « Il faut une réforme rapide de l’armée. Il y a des infiltrés dans notre armée. Avec cela, il est impossible de combattre les rebelles. Le Président doit mettre de nouvelles têtes et des personnes de qualité dans l’armée afin de mettre fin aux attaques de rebelles », a-t-il déclaré. En même temps, ce juriste recommande une bonne sécurisation par les forces de l’ordre de tous les coins et confins de la partie Est de la RDC. De son avis, Félix Tshisekedi devra contribuer à l’armement d’une manière adéquate des éléments de sécurité. « Il n’y a pas d’hélicoptères dans le Kivu, pas des pick-up de l’armée… qui vont sécuriser la population. Il faut des patrouilles des policiers chaque nuit. Les quelques véhicules de l’armée qui viennent dans ce coin amènent simplement des rations pour l’armée et non pour sécuriser », a renchéri le Prince Luc Fikiri.

Pour lui, Tshisekedi Tshilombo devra de manière urgente descendre dans le Grand-Kivu en vue de communier avec les populations de ce côté. Une façon d’écouter leurs désidératas notamment, ceux des groupes locaux. Il faudrait, d’après ses propos, un dialogue avec ces forces internes. « Discuter avec les forces locales telles que le Maï-Maï serait une bonne action. Ils sont d’ailleurs prêts à laisser les armes. Le Président doit descendre dans ce coin du pays », a lancé cet avocat. D’après Luc Fikiri, l’une de plus grandes actions de Tshisekedi serait de libérer les peuples de Kivu de cette insécurité.

Corneille Lubaki


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.