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Deux jours ont suffi aux Forces Politiques Alliés de l’Udps, FPAU en sigle, pour prendre position en rapport avec l’actualité du pays, plus particulièrement au sujet des propos tenus par le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, devant la Diaspora Congolaise de Londres, la Capitale du Royaume-Uni. C’était à l’issue d’une session extraordinaire, tenue à Kinshasa, sous la conduite de Laurent Batumona, Coordonnateur des FPAU.

Comme plusieurs autres acteurs politiques et analystes, Me Patrick Civava, enseignant en droit constitutionnel et Président du parti Alliance des démocrates pour une nouvelle République (ADN), a lui aussi émis son point de vue, après que Félix Tshisekedi ait déclaré à Londres que les banyamulenge sont des congolais.

Lancées le mardi 21 janvier dernier, les assises du séminaire de formation idéologique et politique des animateurs des comités communaux du PPRD ont pris fin ce mercredi 22 janvier 2020. Ce séminaire concernait essentiellement les jeunes de 24 communes de la Ville-province de Kinshasa, avant que cela s'étende à d'autres provinces du pays.

Le temps s’est arrêté jeudi 16 janvier 2020, à l’occasion de la commémoration du 19ème anniversaire de l’assassinat de Mzee Laurent- Désiré Kabila. A cet effet, le Parti du peuple pour la Reconstruction et la démocratie (PPRD), a activement pris part aux manifestations organisées par la Fondation Mzee LDK à l'initiative de sa présidente, la Députée nationale Jaynet Kabila.

«Que Gentiny Ngobila aille travailler au lieu de s’occuper de la commémoration. Qu’il s’occupe d’abord de la propreté de la ville et de l’opération Kin-Bopeto qui souffre de l’exécution dans la plupart des communes. Il a lancé le Salongo ici, la ville est extrêmement sale […] le 17 janvier, nous allons marcher, quoiqu’il arrive». C’est en ces termes virulents que Martin Fayulu Madidi, figure de proue de la coalition Lamuka, a rétorqué au Gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa, Gentiny Ngobila, concernant la non-autorisation de la marche annoncée par cette aile dure de l’opposition pour ce jour commémorant le Héros national, Patrice Lumumba. Que dit alors la Constitution en ce genre de circonstance ? Voici ce qu’elle dispose en son article 26 : «La liberté de manifestation est garantie. Toute manifestation sur les voies publiques ou en plein air, impose aux organisateurs d’informer par écrit l’autorité administrative compétente. Nul ne peut être contraint à prendre part à une manifestation. La loi en fixe les mesures d’application. »

Alors que la RDC commémorait les 61 ans de la journée dédiée aux martyrs de l’indépendance, tombés tragiquement pour une noble cause le 4 janvier 1959, la Convention des Congolais Unis, parti cher à l’ancien ministre des medias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, a tenu une matinée politique à Kinshasa.

Près de 2000 jeunes venus de toutes les communes de la ville de Kinshasa prennent part, depuis ce mardi 21 janvier 2020, au séminaire de formation politique et idéologiquement organisé par le secrétaire Permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Emmanuel Ramazani Shadary. Il a ouvert ces assises après le mot de bienvenue du secrétaire exécutif provincial de Kinshasa, Gentiny Ngobila.

La grande marche dite de deuil et d’indignation prend désormais un caractère officiel. Par le biais de sa formation politique, Nouvel Elan, l’actuel Coordonnateur de la plateforme Lamuka, Adolphe Muzito, a, par sa correspondance datée du 10 janvier 2020, saisi officiellement l’autorité urbaine, en l’occurrence, le Gouverneur Gentiny Ngobila, pour l’informer de l’organisation de ladite marche.

RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.