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La haute tension est un terme qui caractérise, selon des normes européennes, les valeurs de la tension électrique supérieures à 1000 volts en courant alternatif et 1500 volts en courant continu, renseigne le dictionnaire en ligne Wikipédia. Cette illustration, technique soit-elle, corrobore, tant bien que mal, à la situation actuelle des congolais qui, au-delà de leurs salaires misérables, sont soumis étonnement au prélèvement de l’impôt professionnel sur les rémunérations ‘’IPR’’ fixé à 15 %.

Pourtant, dans une Nation où la majorité de la population vit dans l’extrême pauvreté, où l’injustice et l’impunité règnent sans commune mesure, seule la mangeoire demeure pleine et réservée aux bénéficiaires d’un pouvoir proche de l’oligarchie. Ainsi, ‘’entre grincement des dents et attachement des ceintures’’, le petit peuple devrait longuement cogiter sur comment joindre les deux bouts du mois. Pénible à vivre, n’est-ce pas ? De quoi engendrer la tension dans le chef de ceux qui ne juraient que sur l’amélioration des salaires à l’avènement de Félix Tshisekedi décrit, pourtant, comme ‘’le messie promis’’ devant mettre l’homme congolais au-dessus de la pauvreté. Canular !
Au demeurant, dans un laps de temps, force est de constater que le rêve américain made in Congo s’est vite transformé à un cauchemar généralisé. La crise çà et là en RDC n’épargne aucune entreprise. La grogne sociale reste à l’ordre du jour. L’indignation des médecins, des professeurs, des magistrats, des enseignants, des fonctionnaires de l’Etat, des étudiants, eh bien, les signes ne trompent pas pour décrire un bilan probablement ‘’mitigé’’ d’une année de celui sur qui l’espoir de beaucoup des congolais se reposait. Après tout, il n’est pas le seul à être blâmé. Car, que peut-on attendre d’un gouvernement de coalition bicéphale qui excelle dans des querelles politiques ? Rien du tout. Entre dissolution du parlement, blocage des ordonnances du Président de la République et surtout cette menace de destitution, il y a lieu de penser que la crise au sein de la coalition gouvernementale FCC-CACH s’avère réelle. Conséquence, l’on va de blocage en blocage. A cette allure, comment espérer au changement ? La dissolution d’un parlement majoritairement FCC, serait-elle une aubaine pour la population ? Difficile à affirmer. Néanmoins, maints analystes politiques redoutent des étincelles qui pourraient naître de la haute tension entre l’homme de Kingakati, Joseph Kabila, et l’actuel Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi à cause de cette démarche à caractère incendiaire. Où allons-nous ?

La Pros.